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Tan ka pasé, Caribbean Sound.

Après des livres/CD pour enfants, Barbara Jean-Élie et Alain Suréna signent un nouveau projet, Easy Vibes. Les deux complices livrent Tan ka pasé, un titre caribbean lounge.

Difficile de parler de ce projet comme s’il s’agissait de celui de quelqu’un d’autre.

Une fois n’est pas coutume, je suis celle dont on parle. Je est elle. Narcissique exercice pour dire que le son ici présenté, est le fruit d’une collaboration avec un complice rencontré un dimanche… Alain Suréna, auteur de plusieurs tubes dans les années 90 (Frozen…), est devenu mon alter ego en musique. Celui qui a rendu Sina sur son nuage et Sina et le secret de la Caraïbe possibles en musique.

D’un projet à l’autre, le même studio, de la Plaine Saint-Denis a abrité nos errements hivernaux, entre rhum paille et improvisations mélancoliques. C’est ainsi qu’après Joburg Vibe (en 2014), qui donnait le ton et le sens à ce qui allait devenir un projet (pas encore présenté dans son intégralité… la suite arrive avant la fin 2019, on espère), après The dawn is quiet (to come aussi), après quelques autres, naissait Tan Ka pasé. Nouvelle approche de cet esprit lounge, qui s’est imposé à moi en 2014.

"C'est ce qu'il faut faire", disais-je alors à Alain. Un son posé, calme, un peu comme celui qu'on souhaite écouter pour ne pas cesser de réfléchir à ce qu'on veut, ou alors pour se vider la tête, ou pour faire du yoga. Lounge carribean musique.

Sans doute étais-je influencée par les sons trip hop, un peu deep que j’aimais bien quand j’étais plus jeune. Sans doute aussi, l’époque, celle des tourments sociaux, des obsessions identitaires, du vacarme ambiant me poussait-elle à rechercher avec mon complice, une ambiance qui fût comme un cocon, une ouate pour aider à encaisser tout ça. Lounge donc. Cool. Tranquille. Mais pas niais, pas nunuche, pas déconnecté, ni indifférent. Les textes peuvent être tristes, sociaux, philosophiques, mélancoliques… ce qu’on veut. De fait, Tan ka pasé dresse le portrait d’un couple dont la flamme s’est estompée à la force des années qui passent. Histoire classique, histoire simple… La musique est ce par quoi le quotidien tente d’être sublimé.

L’autre version de Tan ka pasé.

L'expérience musicale est toujours une mise à nu. Chanter rend l'exercice encore plus sensible. Fragile.

Merci à Ralph Lavital d’avoir été l’autre complique de ce premier titre, et à K-Nel Ketsia d’avoir comme d’habitude su donné du relief à la mélodie.

Quant à Virginie Jaïs (1Pack Graphik), ses couleurs sont une belle carte de présentation pour ce projet Easy Vibes.

Barbara Jean-Élie

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